L’Isle le 11 novembre:
Japon : cachez ces nodules que les autorités ne sauraient voir
Les parents de Fukushima visiblement peu rassurés par le discours sanitaire officiel
A Koriyama , le 4 novembre, le professeur Shinichi Suzuki de la faculté de Médecine de Fukushima a tenté, visiblement avec assez peu de succès, de rassurer les parents des enfants qui ont subi un contrôle thyroïdien dans le cadre de la première tranche de suivi épidémiologique des effets des rejets dIode radioactif relâchés par les réacteurs éventrés de Fukushima-Daiichi. Un taux très alertant de nodules thyroïdiens a été constaté.
Les parents indignés par la non-communication des infographies réalisées sur leurs propres enfants
Dans un premier temps, les autorités médicales avaient prévu de ne pas diffuser les clichés des échographies mais, devant la pression des parents, le Professeur Suzuki a indiqué que ces documents « pourraient éventuellement » être communiqués systématiquement aux familles.
Un taux danomalies thyroïdiennes sélevant à 43% sur les 42.000 enfants contrôlés de mars à août 2012
Un taux de 43% danomalies thyroïdiennes est « normal » [sic]
Toujours selon le professeur Suzuki, les imageries réalisées sur la deuxième série de 42.000 enfants contrôlés sur une période sétendant de mars à août 2012 ont révélé que 18.000 enfants présentaient au moins une anomalie lors de léchographie pratiquée, soit un pourcentage de 43%.
Un taux anormalement normal ?
Sabritant derrière la prétendue originalité de type denquête sanitaire, le professeur Suzuki a cru bon de préciser quun tel pourcentage danomalies « ne lui semblait pas fondamentalement anormal ». Malheureusement pour ce médecin, il savère que bien au contraire, une telle enquête épidémiologique a déjà été réalisée en 2001 dans le cadre dune étude sanitaire sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.
Un taux de 1.6 % danomalies thyroïdiennes à Nagasaki en 2001 et ZÉRO nodule détecté
Au début de lannée 2000, 250 enfants de 7 à 14 ans habitant la région de Nagasaki ont subi une imagerie thyroïdienne dans le cadre dune étude sanitaire comparative sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. Lidée était de comparer les anomalies repérées à ce niveau entre les enfants exposés aux retombées de Tchernobyl et ceux habitant dans une région relativement peu exposée aux radiations « naturelles » malgré les événements sy étant déroulés en 1945 .
Taux danomalies thyroïdiennes (tableau p. 593)
En sappuyant sur ce document, il devient évident que non seulement les retombées ont gravement affecté les enfants contrôlés en Biélorussie mais encore que le taux danomalies détectées à Fukushima en 2012 (43%) semble, hélas, nettement supérieur à celui constaté à Gomel au début des années 2000 (15%).
Cancers : précoces ou tardifs ?
Indéniablement, les cancers thyroïdiens radio-induits seront présents à Fukushima tout comme ils sont présents en Biélorussie, 15 années après la catastrophe nucléaire. Pourquoi en serait-il autrement : termes-sources relativement similaires , densité de population plus élevée, zonage moins étendu , aucune consigne au sujet de la prise diode stable
Un zonage bien plus étendu en Ukraine et en Biélorussie quau Japon
Toujours selon le professeur Suzuki, les cancers thyroïdiens ne seraient apparus à Tchernobyl quà partir de 1990 ; sur ce dernier point le doute est également plus que permis car il savèrerait quen fait, ce délai de 4 années correspondrait précisément au délai quont nécessitées les mises en place des premières études épidémiologiques consécutives à « laccident » Ukrainien.
Tout faire pour éviter de relier laccident de Tchernobyl à des maladies radio-induites
Le docteur Alexey Yablokov lui-même citait volontiers la consigne édictée par les autorités sanitaires de lUnion Soviétique jusquen 1990 : « Tout faire pour éviter de relier laccident de Tchernobyl à des maladies radio-induites ».
Le Japon de 2012 ressemble ainsi furieusement à lUnion Soviétique de 1986
Le Japon a non seulement reproduit les erreurs initiales commises par les Soviétiques en 1986 mais, contrairement au virage complet que lURSS a en partie grâce ou plutôt à cause de la catastrophe nucléaire initié quelques années après lévénement, ils semble que les Japonais entendent poursuivre leur politique Stalinienne de déni épidémiologique pour de nombreuses années, malgré les évidences qui commencent à saccumuler.
De même quun ciel chargé annonce souvent des intempéries, chacun peut évidemment faire semblant dignorer lévidence et continuer à regarder ailleurs mais le véritable sage regardera longuement le ciel avant denfiler son chapeau, son manteau et ses bottes.
