Japon 2011- Après le déluge/91

L’Isle le 7 juillet :            Dans l’édition NHK Word de ce jeudi 7 juillet, … des commentaires sur les tests de résistances des centrales nucléaires, … les opérations d’injections d‘azote posent des problèmes, … suite à des confusions concernant la centrale de Genkaî, le ministre de l’industrie va démissionner, … /

Mise à jour le 7 juillet à 22h13 (local)

« Centrale de Fukushima : les opérations d’injection d’azote posent problème

Au Japon, l’opérateur de la centrale Fukushima Dai-ichi peine à injecter de l’azote dans un des réacteurs du site pour empêcher une explosion d’hydrogène.



La Compagnie d’électricité de Tokyo, Tepco, a examiné mercredi la possibilité d’ajuster des tuyaux d’injection au niveau de l’enceinte de confinement du réacteur numéro 3.

Un robot muni d’une caméra a été utilisé à cet effet car le haut niveau de radioactivité ne permet pas un séjour prolongé des techniciens dans le bâtiment qui abrite le réacteur.



Tepco n’a pu confirmer la réussite de l’opération, le robot n’ayant pas atteint la zone sensible du réacteur.



Dans le bâtiment, les niveaux de radiation s’élèvent par endroits à 50 millisieverts par heure. Un technicien ne peut donc y séjourner plus de 5 heures, la limite gouvernementale étant fixée à 250 millisieverts.



La prochaine tentative n’interviendra pas avant vendredi, au plus tôt.

Commentaire : tests de résistance des centrales nucléaires

Le commentaire est aujourd’hui consacré aux fameux tests de résistance que le gouvernement souhaite effectuer dans toutes les centrales de l’Archipel. Nous avons interrogé Tetsuo Ito, qui dirige l’Institut de recherche nucléaire de l’Université du Kinki.



Radio Japon


Le premier ministre Naoto Kan a déclaré que ces tests devaient êtres effectués avant le redémarrage des réacteurs désactivés pour inspections de routine. Qu’en pensez-vous ?



Tetsuo Ito

 
Les compagnies d’électricité soumettent au gouvernement les modalités de construction des réacteurs nucléaires pour obtenir son accord. Avant leur démarrage, les nouveaux réacteurs sont par ailleurs soumis à des contrôles similaires à ces tests de résistance.



Après l’accident de Fukushima, les opérateurs de centrales privées et les instances de régulation ont reconfirmé la sécurité de leurs équipements. Le gouvernement estimait alors que les réacteurs désactivés pouvaient être relancés sans danger.



Je m’étonne donc de la dernière annonce de M. Kan, qui ne précise pas quel genre de test il envisage désormais.



RJ


Selon l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle, ces nouvelles précautions seraient uniquement destinées à rassurer les personnes vivant au voisinage des centrales. De quels genres de tests pourrait-il s’agir ?



TI


Je suppose qu’il s’agit avant tout de contrôler la sécurité globale, et non partielle, des réacteurs.



Il convient donc de tester leur résistance aux séismes et aux tsunamis, ainsi qu’aux attaques terroristes qui pourraient notamment être menées par voie aérienne. Il est important de procéder à des simulations pour évaluer la sûreté des équipements en pareil cas.



Les opérateurs des centrales japonaises ont bien sûr envisagé les risques sismiques, l’Archipel étant particulièrement exposé. Mais les risques de tsunami ont été sous-évalués. Il importe donc de procéder à de nouveaux tests, en prévoyant notamment des sources parallèles d’alimentation électrique dans des zones élevées ou moins exposées aux tsunamis. Les tests de résistance proposés par le gouvernement pourraient ainsi s’avérer utiles, si elles permettent véritablement de renforcer les dispositifs déjà en place.



C’était le commentaire de Tetsuo Ito, directeur de l’Institut de recherche nucléaire de l’Université du Kinki.

Le maire de Genkai critique l’attitude du gouvernement

Le maire de Genkai, dans le sud-ouest de l’Archipel, est revenu sur sa décision concernant le redémarrage de deux réacteurs d’une centrale nucléaire située dans sa municipalité.



Ce jeudi, Hideo Kishimoto a indiqué au président de la Compagnie d’électricité du Kyushu, Toshio Manabe, qu’il ne souhaitait plus voir réactiver les réacteurs en question. Les deux hommes se sont entretenus par téléphone après une réunion du conseil municipal de Genkai.

 

Lundi, le maire avait pourtant donné son accord pour le redémarrage des 2 réacteurs, désactivés depuis une inspection de routine achevée en avril.



Il est revenu sur sa décision après que le gouvernement a annoncé, ce mercredi, qu’il souhaitait soumettre toutes les centrales nucléaires du Japon à des tests de résistance afin d’en garantir la sécurité.



Ce jeudi, en conférence de presse, M. Kishimoto a reproché au gouvernement d’avoir annoncé dans un premier temps que les 2 réacteurs de sa centrale pouvaient être relancés en toute sécurité.

 »Mon premier accord était vain dans la mesure où le premier ministre Naoto Kan semble faire de ces tests de résistance une condition préalable au redémarrage des réacteurs », a déclaré le maire de Genkai, visiblement irrité par l’attitude du gouvernement.



Les deux réacteurs de la centrale devaient être les premiers du Japon à être relancés avec l’accord des autorités locales, depuis la double catastrophe du 11 mars.

Confusion concernant la centrale de Genkai : le ministre de l’industrie Banri Kaieda va démissionner

Le ministre japonais de l’Industrie, Banri Kaieda, a annoncé qu’il démissionnerait pour assumer la responsabilité de la confusion qui a entouré le redémarrage de la centrale nucléaire de Genkai.



M. Kaieda répondait aux questions d’un député de l’opposition lors d’une réunion de comité à la Chambre haute jeudi.



Selon ce député, le gouvernement a demandé aux autorité locales, dont dépend la centrale de Genkai, d’approuver le redémarrage de la centrale de Genkai après les avoir assurés de la sûreté de l’installation.



Il a affirmé qu’il était scandaleux que le gouvernement ait fait suivre sa requête d’une demande de tests de sûreté supplémentaires. Ces tests concernant l’ensemble des centrales du pays, ont été annoncés récemment.



M. Kaieda a répondu qu’il assumerait en temps utile la responsabilité pour cette confusion en présentant sa démission.



Il a cependant défendu la décision du gouvernement, affirmant que les tests de sûreté supplémentaires sont recommandés par l’Agence internationale de l’énergie atomique et ont pour objectif de renforcer le sentiment de sécurité des résidents locaux. »



Ce contenu a été publié dans Japon 2011. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Japon 2011- Après le déluge/91

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *