japon 2011- Après le déluge/122

L’Isle le 09 sept.                        Dans le bulletin NHK Word de ce jour, … la visite du 1er Ministre Japonais dans les zones ravagées par le typhon Talas, … Noriyuki Mizuno répond aux questions de Radio Japon sur les résultats d’une simulation de problèmes au réacteur n°1 de Fuukushima, … aujourd’hui, fin des mesures d’économie d’électricité dans l’Est du Japon … En fin d’article un reportage « Euronews » sur la visite de Yoshihiko Noda à Fukushima

Mise à jour le 9 sep. à 21h57 (local)

« Yoshihiko Noda dans les zones dévastées par la tempête Talas

Le premier ministre japonais Yoshihiko Noda s’est rendu dans les trois préfectures de l’ouest de l’Archipel sinistrées par les fortes pluies causées par la tempête tropicale Talas.


 La tempête a traversé la péninsule de Kii le week-end dernier. Elle a fait 97 morts et disparus, la plupart dans les préfectures de Wakayama, de Nara et de Mie. M. Noda a survolé en hélicoptère le site de Nachi-Katsuura, dans la préfecture de Wakayama, avant de se rendre en ville. Les autorités municipales lui ont expliqué l’étendue des dégâts.

 
 Le premier ministre a présenté ses condoléances au maire Shinichi Teramoto, qui a perdu plusieurs membres de sa famille dans la catastrophe. Puis il s’est rendu à Kiho, dans la préfecture de Mie, où les inondations ont isolé beaucoup de communautés.

 
 Ensuite Yoshihiko Noda a déclaré à la presse que le gouvernement allait rapidement étudier le classement des régions sinistrées comme zones ayant subi un « désastre extrêmement grave ». Cela se fera si les conditions sont réunies. M. Noda a proposé de financer les programmes d’urgence de la reconstruction en puisant dans les réserves du deuxième budget supplémentaire et en utilisant des fonds du troisième budget supplémentaire que le gouvernement prépare.

Commentaire sur les résultats d’une simulation des problèmes au réacteur numéro 1 de Fukushima

Ce dimanche marque le sixième mois depuis que l’est du Japon a été ravagé par un séisme et un tsunami ainsi que par une crise nucléaire.


Rien n’indique encore quand la crise à la centrale Fukushima Dai-ichi sera terminée. 
Dans le même temps, un logiciel d’analyse a été mis au point au Japon pour évaluer le plus précisément possible les conditions à l’intérieur des réacteurs endommagés. Le logiciel a été conçu pour simuler les conséquences de l’accident. 
Dans le commentaire du jour, l’analyste de NHK World, Noriyuki Mizuno, nous en dit plus sur ce logiciel.

 
 Noriyuki Mizuno


Les données sur la structure du réacteur, la forme du combustible et d’autres détails ont été entrées pour reproduire la série d’évènements qui a affecté le combustible à l’intérieur du réacteur numéro 1. La simulation a été réalisée par une équipe menée par Masanori Naito, de l’Institut de l’énergie appliquée, une institution privée. Les chercheurs ont réalisée une analyse au dixième de seconde près sur ce qui s’est passé au niveau des barres de combustible, longues de quatre mètres, après la perte du système de refroidissement.


 Radio-Japon


Quelles ont été leurs conclusions ?


 Noriyuki Mizuno


La simulation se fonde sur l’idée que le coeur du combustible a commencé à fondre peu après 17h00 le 11 mars, soit deux heures environ après le tsunami. Le combustible fondu est tombé dans le fond du réacteur. Il a commencé à s’accumuler et à former une flaque. 
Cette réaction s’est traduite par le rejet d’une grande quantité de substances radioactives prisonnières du combustible. 
Deux heures et demie plus tard, le combustible, extrêmement chaud, a commencé à abîmer le fond de la cuve. Puis il s’est écoulé par une ouverture de 5 centimètres de diamètre vers l’enceinte de confinement. Il s’agit d’un phénomène appelé « melt through ».


Tout le combustible a fondu en quatre heures environ. 
La simulation a montré qu’environ 15 pour cent étaient restés à l’intérieur du réacteur. Le reste, 85 pour cent, pourrait avoir coulé dans l’enceinte de confinement.


C’est la première fois que les informations détaillent l’emplacement et la quantité du combustible ayant fondu. Auparavant, Tepco et l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle, la NISA, utilisaient un logiciel mis au point aux Etats-Unis pour simuler et analyser les conséquences d’un accident. Mais ces analyses ne permettaient pas de localiser le combustible fondu et d’identifier certains points sur les conditions dans le réacteur. 
La localisation du combustible fondu, si elle est exacte, permet d’orienter précisément les injections d’eau. Cela rend les opérations de refroidissement plus efficaces. 
Le gouvernement et Tepco devraient utiliser les résultats des dernières simulations et d’autres données, ainsi que les expertises disponibles, pour résoudre la crise le plus vite possible.


 Radio-Japon


C’était Noriyuki Mizuno, de NHK World.

 Fin des mesures d’économie d’électricité

Le Japon a mis fin vendredi à l’obligation de faire des économies d’électricité. La décision a été prise avant la date prévue, en raison d’une baisse des températures, à l’origine d’une diminution de la demande en courant.


 L’obligation de réduire de 15 pour cent la consommation d’électricité a été imposée en juillet pour faire face au risque de pénurie provoqué par l’accident de la centrale de Fukushima.


 La mesure concernait les usines et les autres grands consommateurs de courant des régions de l’est du pays. Le ministère de l’Industrie a fait savoir que les efforts consentis avaient permis d’éviter les rationnements d’électricité et les coupures massives. 
 Le ministère souhaite se pencher sur la production et la demande en électricité alors que des incertitudes planent sur le redémarrage des réacteurs nucléaires aujourd’hui à l’arrêt. Il décidera alors si des mesures d’économie similaires sont nécessaires cet hiver. »



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